mardi 11 septembre 2007

Bihar

Cette semaine a vraiment été incroyable. D'un côté Madhubani, la ville sketch et de l'autre les magnifiques paysages de la campagne du Bihar. Pour faire cette assessment, nous avions trois heures de route sur un chemin extremement accidenté. Par accidenté, j'entends passages dans l'eau, franchissement de ponts à moitié détruits (deux roues sur le pont, deux roues sur une planche), et passage dans les villages façon Paris-Dakar (à fond et on evite au maximum les enfants qui font de vilaines traces quand ils rebondissent sur le pare-brise).

Une fois sur le terrain, mon rôle a consisté premierement à assister Thomas, le spécialiste Water and Sanitation envoyé sur le terrain pour tester les pompes des villages sinistrés. Et deuxièmement, j'ai du faire des cartes des différents villages pour permettre de se repérer entre et dans les différents villages visités. Cette tâche fut vraiment une expérience géniale. Le plus souvent, nous nous arretions sur une place où à un endroit ou quelques personnes étaient réunis, at nous commenciions, grâce à leurs indications à dessiner les grands axes du village. Au bout d'un dizaine de minutes nous étions entourés d'une soixantaine de personnes regardant avec enormement d'attention notre travail.


De même, si nous arriviions dans les villages à 5-6 personnes, au bout d'une dizaine de minutes, c'est la moitié du village qui nous suivait. Pour atteindres certains villages isolés, nous avons traversé des zones innondés à pieds et avons du emprunter des motocross pour nous rendre dans des villages plus éloignés. Niveau dégâts et misère liée aux innondations, celle-ci était assez variable. A certains endroits la vie très rurale rendait les dégradations moyennement marquantes (nous sommes arrivés à un moment où une majorité de l'eau s'était déjà retirée) alors qu'à d'autre endroits où la population était plus dense, le désarroie des gens était vraiment flagrant et ils le transmettait pas une certaine aggressivité . Tous les habitants voulaient absoluement montrer leur maison endommagée.
En tout cas, c'était vraiment l'humanitaire comme j'en rêvait. J'étais bien loin du putain de...euhhh du site web, au bureau à New-Delhi.

Sinon, mon collègue Thomas était un américain vraiment très sympas. On a tous les deux tout de suite pris la ville de madhubani second degré, ce qui nous a permis de se sentir bien tout de suite dans cette environnement, ce qui n'est pas forcément évident. Sinon sur la photo, il est entouré de deux membres de l'ONG avec qui on a travaillé. Celui de gauche, c'est l'ingénieur, qui est assez bon, mais pas très terrain. Celui de droite, c'est Tivari, le program coordinator, qui lui, est juste pas très terrain... Sinon le mec à droite, c'est un gars qui n'a rien a voir dans l'histoire et qui se trouvait là par hasard. On peut d'ailleurs remarquer, qu'il a la tête du gars qui ne sait pas pourquoi il est sur la photo...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Tu crois qu'il ne sais pas pourquoi il est sur la photo. En fait je crois qu'il sait très bien pourquoi il est sur la photo...

...

IL se fait prendre en photo.

...

Désolé.
Denis